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LES GRANDES FICTIONS DE LA TELEVISION

LES GRANDES FICTIONS DE LA TELEVISION - L'Espagnol

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Index de l'article
LES GRANDES FICTIONS DE LA TELEVISION
Cyrano de Bergerac
Dom Juan
La Mégère Apprivoisée
Le Golem
Les Joueurs
L'Espagnol
Délire à deux
Les Perses
L'Auto Rouge
Le Mariage de Figaro
La Terreur et la Vertu
Les Verts Pâturages
La Séparation
Toutes les pages

L’ESPAGNOL Réalisé par Jean Prat d’après Bernard Clavel– 1967 – 1h27 et 1h47 - Image : Roger Arrignon – Son : Charles Rabeuf – Montage : Monique Chalmandrier - Mixage : Paul Bonnefond - Décors : Georges Levy – Musique : José Berghmans - Avec : Jean-Claude Rolland, Dominique Davray, Roger Ibañez

1ère Partie – L’étranger dans la vigne : Au printemps 1939, deux républicains espagnols, Pablo et Enrique, arrivent à Château-Chalons, petit village du Jura. Les deux hommes sont engagés comme ouvriers agricoles chez des vignerons. Pablo est un homme brisé par la guerre. Depuis la perte de sa femme, il n’aspire qu’à une vie tranquille, loin de tous combats. Son compagnon de camp, Enrique, est très différent : pour lui, la lutte continue. Il quitte rapidement la ferme. Pablo s’attache à cette terre qui lui a redonné le goût de la vie - il met toute sa joie à la faire fructifier. Au milieu d’une guerre qui ne le concerne pas, il poursuit obstinément une oeuvre de paix.

2ème Partie – Les dernières vendanges : Depuis la mort du patron, l ’Espagnol s’occupe activement de la ferme. Il s’est attaché à cette terre, mais aussi à Jeannette, cette enfant sans défense qui lui a donné l’illusion d’un foyer. Il incite Germaine à acheter de nouvelles terres, seules valeurs sûres en cette période troublée. Mais la guerre continue : des maquis s’organisent. Un jour Enrique revient. Il veut emmener Pablo dans le maquis. Ce dernier hésite. Il veut oublier cette guerre qui lui a fait tant de mal. Mais il ne peut l’ignorer plus longtemps et repart se battre. Il attrape une grave maladie, est évacué vers un hôpital. À la fin de la guerre, quand il revient à la ferme, personne ne l’y attend...

Jean Prat est le grand exilé d'une télévision gagnée par la massification et la publicité. Il a fini par en mourir, suicidé. Pourtant il a signé l’oeuvre emblématique de la télévision de service public avec "les Perses" d’Eschyle en 1961. "Les Perses" sont un chef-d’oeuvre. A l'autre bout du spectre de l'image, "L'Espagnol". Tiré de l'histoire paysanne de Bernard Clavel qui conte le destin d'un réfugié de l'Espagne républicaine dans une ferme française en 1938 et 1939, le film, tourné toute une année en 35mm vaut largement un René Clément ou un Autant-Lara. C'est un des oublis les plus injustifiés de la mémoire-télévision. Il est ici réparé. Marcel Bluwal



 

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