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| CAROLE BOUQUET |
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Comédienne FrançaiseNée le 18 août 1957 à Neuilly-sur-Seine , Carole Bouquet est la fille d'un ingénieur et d'une mère au foyer. Elle a été élevée avec sa sœur par son père, ses parents étant séparés, selon des principes rigoureux et sévères. Elle a des origines siciliennes. Elle est envoyée, adolescente, chez les Dominicaines de Mortefontaine, avec sa sœur aînée. Mais bien loin d'être studieuse, elle sèche les cours pour aller au musée et au cinéma, où elle découvre Buñuel et Fassbinder.
Après avoir suivi des études dans un lycée religieux, et n'être restée que quelques jours à la Sorbonne où elle devait étudier la philosophie, elle se décide à embrasser la carrière de comédienne. Elle intègre rapidement le Conservatoire Supérieur d'Art Dramatique de Paris dans la classe d'Antoine Vitez. Elle est remarquée par Luis Buñuel, qui est le premier à la faire tourner dans "Cet obscur objet du desir", variation sensuelle autour de La Femme et le pantin, dans lequel elle partage le rôle féminin principal avec Angela Molina. La comédienne à la beauté glacée restera longtemps identifiée à cette première apparition à l'écran. 
Bien qu'elle est détesté tourné le film, c'est son rôle de la James Bond girl Melina Havelock aux côtés de Roger Moore dans "Rien que pour vos yeux" de John Glen qui la fait connaître du grand public en 1981. Dès lors, elle enchaîne des rôles de beauté fatale et glacée. Elle incarne la Mort en personne dans "Buffet froid" de Bertrand Blier. La jeune actrice exerce ainsi un fort pouvoir de fascination, qu'elle met au service des œuvres les plus singulières, comme "Le Jour des idiots" de l'Allemand Schroeter, "Double messieurs", deuxième opus du comédien Jean-François Stévenin ou encore le futuriste "Bunker Palace Hotel" de Bilal.
En 1985, elle est nommée au César du Meilleur second rôle pour "Rive droite, rive gauche" avec Gérard Depardieu, qu'elle retrouvera à l'occasion de "Trop belle pour toi". Dans ce film au postulat provocateur, Bertrand Blier offre à l'égérie de Chanel le rôle d'une épouse modèle que son mari trompe avec une secrétaire incarnée par Josiane Balasko. Entre profondeur et autodérision, cette prestation lui vaut le César de la Meilleure actrice en 1989. En 1990 elle devient l'égérie de Chanel pour le parfum phare de la marque le numéro 5.

C'est au tour de Michel Blanc ensuite de la diriger dans "Grosse fatigue" en 1989. Là elle interprète à merveille son propre rôle, celui d'une star de cinéma. Elle retourne cependant outre-atlantique afin d'être dirigée par Francis Ford Coppola dans "Life Without Zoe". Elle donne aussi la réplique à Christopher Walken dans la comédie "D'une femme à l'autre" de Charlotte Brandstrom en 1994.
Pour ne pas être estampiller comme une icône, elle interprète des comédies acides telles que "Tango" de Patrice Leconte, "Embrassez qui vous voudrez" en 2002, ou encore "Blanche", qui la voit manier avec gourmandise la langue verte de Bernie Bonvoisin. En 1997 elle incarne une figure historique française de la résistance dans "Lucie Aubrac" de Claude Berri. Elle devient ensuite une héroïne romantique dans "Un pont entre deux rives", film co-réalisé par Gérard Depardieu, devenu son compagnon à la ville. Elle se transforme ensuite en épouse inquiète dans le thriller "Feux rouges" en 2004 et en une mère protectrice dans "Les Fautes d'orthographe"En 2003 elle est à l'affiche de "Bienvenue chez les Rozes" de Francis Palluau aux côtés de Lorant Deutsch et Jean Dujardin. En 2005, celle qui mène depuis longtemps un combat pour la protection de l'enfant campe une avocate au grand cœur dans le loufoque "Travaux on sait quand ça commence" de Brigitte Rouan. Elle




Photos: Thierry Vaslot (A.C.R.)


