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Accueil Les Films à la Télé LES FILMS CINé à la TéLé : lundi 22 juin 2026

LES FILMS CINé à la TéLé : lundi 22 juin 2026

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Arté/20h55 - LE TRAIN SIFFLERA TROIS FOIS (1952)

réalisé par Fred Zinnemann (Usa) -VU- 3 Zooms - 

avec Gary Cooper, Grace Kelly, Thomas Mitchell, Lloyd Bridges...

BA du DVD : https://www.youtube.com/watch?v=FcSyL3Zxvbk

Tout sur le film : voir LIRE LA SUITE..
  
 
Sortie : le 26 septembre 1952 en salle | 1h 25min | Drame, Western
Date de reprise : le 12 décembre 2012
 
Scénario : Carl Foreman
D'après l'oeuvre de John W. Cunningham
 
Titre original : High Noon
 
Musique : Dimitri Tiomkin (Compositeur)
 
 
 
 
 
 
Synopsis : Alors qu'il s'apprête à démissionner de ses fonctions de shérif pour se marier, Will Kane apprend qu'un bandit, condamné autrefois par ses soins, arrive par le train pour se venger. Will renonce à son voyage de noces et tente de réunir quelques hommes pour braver Miller et sa bande. Mais peu à peu, il est abandonné de tous...
 
 
 
 
 
 
Notre avis : À cette course contre la montre et contre la mort, vient se greffer une galerie de personnages dépassant tant bien que mal les archétypes, pour venir étoffer ce dispositif bien huilé qui a conduit le film sur les rails du succès... A force de suivre pas à pas le shériff Kane : le poids qu'il acquiert physiquement, rend la présence admirable de Gary Cooper (Oscar du meilleur acteur pour Gary Cooper), qui vient non du jeu de l'acteur mais du drame qu'il vit, qu'il porte d'une façon crépusculaire et d'une jeune Grace Kelly, déjà magnétique dans son premier grand rôle, tout comme Lee Van Cleef : le film condense en temps réel l’attente de la mort et la lâcheté des hommes. Sobre, implacable et universel, c'est du grand cinéma. On pourrait appliquer les thématiques universelles de ce film à notre époque, rien n'a changé ! l'être humain garde sa lâcheté, il n'a pas de mémoire, il opte pour la facilité, nous ne méritons pas le héros. Lorsque le train arrive, la tension est vraiment forte, la musique remarquable et inoubliable de Dimitri Tiomkin s'envole : la chanson "Do not forsake me Oh my darling" ("Si toi aussi tu m'abandonnes" en français) qui elle aussi est un chef d’œuvre qui à traversé les époques. Ce western démystifie le genre où le réalisateur révolutionne les codes du western : le héros admet avoir peur, le film ne comporte qu'une seule scène d'action, il est tourné en noir et blanc (on est en 1952) et seules les femmes ont une once de courage là où leurs lâches compagnons masculins pensent d'abord à sauver leur peau. C'est vraiment un film bien fait et bien pensé, c'est à la fois un pur divertissement, mais également un film qui dit des choses sur l'être humain. Le film de Zinnemann se limite à un argument simple : la dénonciation de la lâcheté humaine. On n'y comprendrait rien en ignorant l'arrière-plan de son tournage : en plein maccarthysme le scénariste Carl Foreman entendait stigmatiser l'atmosphère de lâcheté et de dénonciation qui gangrenait Hollywood. Il allait être blacklisté pour l'avoir osé... Un grand classique du western minimaliste ! Gérard Chargé - 3 Zooms -
 
 
 
 

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