
COFFRET DANIEL SCHMID (en 2 BR) : le 21 Juillet 2026
BR 1
- LA PALOMA -VU- 2 Zooms -
BR 2
- L'OMBRE DES ANGES -VU- 2 Zooms -
Avec ce coffret réunissant trois films culte, plongez dans l’univers baroque et fascinant de Daniel Schmid, cinéaste phare de la Nouvelle Vague suisse
"DANIEL SCHMID ÉTAIT SANS DOUTE LE PLUS BAROQUE D’ENTRE NOUS."
ALAIN TANNER
A PROPOS : Le cinéma de Daniel Schmid se déploie à la frontière du théâtre, du rêve et du simulacre. Avec "La Paloma", "L’Ombre des anges" (d’après une pièce de R.W. Fassbinder, qui campe ici l’un des personnages principaux) et "Notre Dame de la Croisette", réalisés entre 1974 et 1981, le Suisse compose un triptyque où dominent artifice, mélancolie et regard critique sur le monde du spectacle, dans lequel brillent deux grandes icônes des années 1970, les actrices Ingrid Caven et Bulle Ogier.
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LA PALOMA
1974 | Suisse, France | 110 mn | Couleurs | Comédie, Drame, Romance
L'OMBRE DES ANGES
1976 | Suisse | 102 mn | Couleurs | Drame
Réalisé par Daniel Schmid
Scénario : Daniel Schmid et Rainer Werner Fassbinder
Titre original : Schatten der Engel
Notre avis : "L'ombre des anges" est aussi déstabilisant que "La Paloma". Adapté d'une pièce de théâtre de Fassbinder, qui joue le rôle du maquereau dans le film, Daniel Schmid la transforme en une sorte d'opéra macabre. En 1975, sort donc l’une des œuvres les plus controversée, censurée et bannie dans de nombreux pays, une œuvre qui sera protégé et emportera des auteurs tels que Gille Deleuze à la tête de tribunes visant à le défendre, un film qui dans ça discrète controverse ce verras oublié, nié et effacé par l’histoire. Le film est issu de la pièce de théâtre controversée de Rainer Werner Fassbinder : "L’Ordure, la ville et la mort". Ici dans ce postulat, la dimension subversive de l’œuvre prend forme par le personnage du "riche juif", seulement cette considération n’est qu’une apparence, une évidente tromperie. Un personnage qui semble être l’image d’un cliché antisémite pouvant être affublé à la communauté juive, un riche magnat de l’immobilier, cruel, manipulateur et infiltré dans les plus hautes sphères de la ville. Le sujet profond du film, n’aborde pas la négation de l’antisémitisme mais de l’antifascisme. Ce fascisme réapparait constamment dans le monde de Lily et se retrouve inscrit dans chaque personnage, dans le fond de leurs êtres, comme par exemple son père : un travesti/chanteur de cabaret anciens partisan du nazisme, envers lequel le "riche juif" entretien une véritable animosité. Les personnages, sauf Lily, se cachent tous de cette haine profonde intérieure. Jean-Claude Dreyfus est impayable et surprenant dans cet univers. 50 ans après le côté scandaleux a quelque peu disparu ! Du cinéma qui interroge en tout cas, à découvrir... Gérard Chargé - 2 Zooms - 
NOTRE DAME DE LA CROISETTE
1981 | Suisse | 56 mn | Couleurs et N&B | Drame
Ecrit et réalisé par Daniel Schmid
Titre original : Notre dame de la croisette
Distributeur : Carlotta
Avec : Bulle Ogier...
Musique originale : ? (Compositeur)
Synopsis : Une femme se rend au Festival de Cannes de 1981 dans l’espoir de visionner des films. Dépourvue d’accréditation et de billets, elle se fait refouler de tous les événements et déchante rapidement… Elle est touriste de passage, ne connait personne et ne va pas tarder a se perdre dans l'atmosphere chaotique de la manifestation...
Notre avis : Lorsque l'on est ou que l'on a été festivalier, le film nous montre bien les difficultés pour obtenir ses entrées dans le plus grand festival du monde. On est tous passés par là, que l'on soit professionnel ou cinéphiles. Une fois que l'on y parvient, c'est plus facile, mais avec quand même des frustrations... Le film retranscrit parfaitement cette frustration et cette solitude face à celà ! Ce moyen métrage oscille entre fiction et documentaire, il a été tourné durant le véritable Festival de Cannes de 1981. Le personnage de Bulle Ogier réussi à approcher Jack Nicholson, mais tout cela furtivement et croise des accrédités. Une certaine réalité : Cannes est une foire où seuls les professionnels peuvent "professionnaliser" et où les vrais amoureux du cinéma n’ont pas forcément la chance de pouvoir assister aux projections. Heureusement qu'aujourd'hui il y a les accréditations cinéphiles, mais qu'il faut réclamer à l'avance. Les seules images qu'elle visionnera sont celles diffusées par un écran de télévision dans sa chambre d'hôtel enfermée sous le poids de la solitude, dans un monde si foisonnant. Sur cet écran de télévision elle y voit : le pape Jean-Paul II qui vient de subir une tentative d'assassinat, le président fraîchement élu François Mitterrand au Panthéon, se recueillant auprès sur la place faite à l'honneur de Jean Moulin, ce grand résistant de la Seconde Guerre Mondiale et enfin Henri Langlois (le fondateur de la Cinémathèque Française) errant dans son propre musée de dos, disparu en 1977. Elle entre dans une salle presque vide, pour assister à une rencontre avec la fille du danseur Nijinski, jouant la star maladroite, devenue très vulnérable avec l'âge. Un festival peu enthousiasmant pour ce personnage qui loge tout de même au Carlton. Le film, peut être aussi pris de la sorte par le spectateur qui n'est pas incité à éventuellement aller au festival et peut aussi être repoussant. En tout cas, on sait que c'est un festival à ne pas fréquenter, pour le vivre ainsi. Quant à Bulle Ogier, avec une nonchalance merveilleuse qui n'appartient qu'à elle, heureusement qu'elle est là. Elle qui a joué dans les films de Rivette, Fassbinder et Schroeter, résonne en parfait écho du jeu de piste mené par Daniel Schmid... Gérard Chargé - 2 Zooms -
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