Sortie : le 1er Avril 2026VU - 2 Zooms -
Film libanais, france, anglais, yeménite
Ecrit et réalisé par Heiny Srour (1974)
Documentaire – 1h08 -
BA/vostf : https://www.youtube.com/watch?v=FFzaMw4zzPs
Pas de rencontre, nous aurions aimés en discuter !

Titre original : Saat el Tahrir Dakkat, Barra ya Isti Mar
Distributeur : A Vif Cinémas - DHR
Distributeur : A Vif Cinémas - DHR


A propos : Ce film de la réalisatrice libanaise Heiny Srour a fait date dans l'histoire du cinéma : Avec la sélection du film en 1974 à la Semaine de la Critique au Festival de Cannes, Heiny Srour, a été la première réalisatrice issue du tier-monde à être programmée dans un festival international de grande envergure. Heiny Srour nous offre un témoignage unique au monde d’une expérience sociale totalement laïque, démocratique et féministe en terre arabe et musulmane.
Après une carrière de journaliste et critique de cinéma, Heiny Srour s’est engagée dans la réalisation pour documenter une révolution futuriste, non seulement en tant qu’évènement historique et militaire mais aussi comme brouillon d’un rêve égalitaire d’une surprenante modernité. Son intérêt pour l’émancipation des femmes et sa rencontre avec des représentants du mouvement de libération omanais l’ont conduite à réaliser ce documentaire, tourné en équipe réduite dans des conditions extrêmes.
Le tournage a eu lieu dans la Zone Libérée du Dhofar, cadre d’une guerre populaire contre le régime du Sultanat d’Oman, fortement soutenu par la Grande-Bretagne, puissance coloniale. Le film documente non seulement les opérations militaires, mais aussi les projets sociaux mis en place par le mouvement de libération : société égalitaire, libération de la Femme et de l’Enfant, Armée Populaire de Libération au service du peuple. À sa sortie, le film a connu une sortie-succès en 1974 en France. Il a été diffusé en Europe. Il est interdit dans la plupart des pays arabes jusqu’à ce jour en raison de son contenu politique percutant, il a néanmoins été projeté dans des ciné-clubs et festivals militants, pour être redécouvert par de nouvelles générations.En 1965, la lutte armée est déclenchée dans le Dhofar par le Front de Libération du Dhofar, une lutte égalitaire, laïque et féministe à laquelle s’est opposée une « sainte alliance » comprenant la Grande-Bretagne, les Etats-Unis, La Jordanie d’Hussein de Jordanie et l’Iran du Shah. Ce qu’a pu construire ce Front de Libération en si peu de temps et que nous montre le film, est énorme : alors que les anglais n’avaient construit aucune route en 100 ans d’occupation à l’exception d’une route militaire interdite aux civils, une route est construite avec les moyens du bord, femmes et hommes réuni(e)s, par l’Armée Populaire de Libération. De même sont construit(e)s le premier hôpital, la première citerne, la première école, ainsi qu’une ferme pilote montrant qu’une agriculture vivrière est possible malgré des conditions climatiques difficiles. Par ailleurs, la sharia est abolie et la discrimination positive envers les femmes est mise en œuvre, … 30 ans avant l’occident ! En montrant la création artificielle par la Grande-Bretagne de minuscules états chargés de faire rempart à l’exemplarité des expériences menées au Dhofar, le film permet de mieux comprendre ce qui se passe aujourd’hui avec les Accords d’Abraham qui, d’une certaine façon, enterrent la question palestinienne. Le plus souvent accompagné de chants proches de la psalmodie, L’heure de la libération a sonné est un film d’une grande richesse qui, plus de 50 ans après sa réalisation, reste malheureusement d’une grande actualité.

L'histoire : Un film de patrimoine d’une actualité brûlante. En 1965, la province du Dhofar se soulève contre le sultan d'Oman soutenu par les Britanniques. En 1971, Heiny Srour et son équipe traversent 800 km de désert et de montagnes à pied en Zone libérée, sous les bombardements de la Royal Air Force, pour atteindre la ligne de front. Elle nous offre le seul document au monde sur une expérience sociale totalement laïque, démocratique et féministe en terre arabe et musulmane. Un témoignage à l’avant-gardisme intact... Un film qui relate le coup d’État de 1970 à la tête du sultanat d’Oman. Notre avis : Un retour sur l'histoire afin de mieux comprendre ce qui se passe aujourd'hui, où cette société aujourd'hui a régressée après cette révolution armée et des acquis qui ont été de brèves durées. Des documents d'archives mêlés aux entretiens recueillis sur le terrain par la réalisatrice, qui retrace bien les conditions de l'époque et ses revendications, qui sont toujours ,d'actualité aujourd'hui.. Une révolution qui paraît fortement légitime, bien qu'elle implique des femmes et des enfants, avec des revendications qui ont été entendues à l'époque. Tout reste à refaire... Un documentaire instructif ! Gérard Chargé - 2 Zooms -
| < Préc | Suivant > |
|---|


